dimanche 20 janvier 2008


Sur le balcon comme un oiseau,
Je projette de m'envoler sans entrave.
Sur les sentiers comme un vagabond,
J'envisage de trouver ma moitié perdue.
Sur l'océan comme un marin,
J'espère tirer des tréfonds l'or de mon destin.

Et ce vent qui me transporte et qui
Serre mon corps contre la douceur des nuages.
Et ce paysage qui m'appelle et qui
Exorte mes yeux à livrer leur eau cristalline.
Et ce continent liquide qui m'enchante et qui
Etreint mon âme contre la chaleur du coeur de ses ondines.

Ces trois éléments fondamentaux à toute ma pleine existence,
Rallument et attisent le feu dévorant qui sommeillait en moi jusque
Dans les limbes de mon imagination, là-bas peu à peu,
L'ombre grandissante d'Orphée couvre et sublime mes sentiments.

Et la lyre, magnifique et transcendentale, puisera
Dans la source du Fleuve de mes pensées et y verra
Cette emeraude éclatante des sylphides.
Et la lyre, envoûtante et intemporelle, trouvera
Ce grand coffre enchaîné aux plaques d'argent et y découvrira
Ce saphir étincelant des ondins.
Et la lyre, puissante et délicate, percera
Le secret des esprits de la création et en tirera
Ce rubis brûlant des salamandres.

Joyaux triomphants, dans quelques grands et profonds mystères,
Eveillent un monde jusques alors teinté de gris,
Les cordes fines et légères invoquent l'écho des eaux endormies,
Goutte de vie et fleurs d'aquarelles, sont renaissance
De ce lac de couleurs chaudes et animées.

Danse le Génie de mon inspiration.
Danse la Muse de mon imagination.
Dansez à votre gré et venez tous deux éclairer
De votre lumière aveuglante, la terrible stérilité,
Blancheur effrayante, de cette page que je regarde,
Observe, contemple et convoite.