
Le linceul de l'instant présent s'étend, grand, étoilé, teinté des sentiments éphémères. Le globe du feu ardent virevolte et s'empare de ces morceaux, imbriqués, du grand avatar du ressenti. Quand l'eau douce se mêle à ce feu et distille chaque parcelle de lumière entravée par ce monde personnel et fragmentaire, c'est là qu'elle frappe -
Un son vide, un son de l'absence; retentit et ré avale dans le Tartare, la profusion des éléments incandescents - planants çà et là, au dessus de cette oasis intarissable que tu es. Mais toi qui viens avec la dissonance, toi qui n’es que l'image de l'altération, que veux-tu corrompre en invoquant la banquise et le désert?
La distillation est gagnée par les gels de ta volonté ô redoutable Son. Que viens-tu lacérer ce voile stellaire, hurlant de douleur s'en remettant à l'athanor de Chronos ? D'où te viennent la haine et la colère flamboyantes dans ton grand oeil rouge ?
Je suis nu face à toi et désarmé- tu as grandis dans ce grand flot noir que je n'aurais su prévoir, accompagné de ce son qui me glace et m'exile hors du domaine de la Présence.
La ligne des songes se raidit et se brise, l'onde atteint la berge et voyage en dehors des frontières - la Terre devient Eau et Eau la Terre,
Rafales par milliers me heurtent et m'emportent, loin de tout, loin de Moi -La résonnance est à mon Etre ce que la dissonance est à ta Corruption,
Ce son déjà, catastrophe d'Icare, m'estompe et me perd.
Un son vide, un son de l'absence; retentit et ré avale dans le Tartare, la profusion des éléments incandescents - planants çà et là, au dessus de cette oasis intarissable que tu es. Mais toi qui viens avec la dissonance, toi qui n’es que l'image de l'altération, que veux-tu corrompre en invoquant la banquise et le désert?
La distillation est gagnée par les gels de ta volonté ô redoutable Son. Que viens-tu lacérer ce voile stellaire, hurlant de douleur s'en remettant à l'athanor de Chronos ? D'où te viennent la haine et la colère flamboyantes dans ton grand oeil rouge ?
Je suis nu face à toi et désarmé- tu as grandis dans ce grand flot noir que je n'aurais su prévoir, accompagné de ce son qui me glace et m'exile hors du domaine de la Présence.
La ligne des songes se raidit et se brise, l'onde atteint la berge et voyage en dehors des frontières - la Terre devient Eau et Eau la Terre,
Rafales par milliers me heurtent et m'emportent, loin de tout, loin de Moi -La résonnance est à mon Etre ce que la dissonance est à ta Corruption,
Ce son déjà, catastrophe d'Icare, m'estompe et me perd.