samedi 5 avril 2008





Tournant le dos au temple de la musique.
       Les Rondes, les Noires, Les Croches ,
                  Autant de puces sautillant dans cet océan de lignes -
           Donnent à ma vie la portée qui la régit.
    Les Soupirs, infiniment proches du Silence du Monde,
        Me catapultent
                                  rêveur
                    Au dessus du dôme empli de lumières. Lux -
            Les rats sont des cygnes,
     La clé de mon existence semble s'accorder insatiablement 
Au rythme des cordes légères - Finesse.

                                Je suis une géométrie des couleurs
                                       Transcendée par les flots assonants,
                                                  Comme éternels.






L’écrin de Rouge, la montagne Bleue, le souffle du Jaune. La Nature naturante brûle de mille feux. Le violon longe le Silence, le chœur retentit comme une onde aquatique dans tout son esprit. Le Frisson… Oh ? Le Frisson ne vient pas ? Pas encore. La Vie explose dans sa tête, il se sent vivant, et à ce moment précis, il sait qu’il peut accomplir Tout et Rien, il s’élève de parmi les astres - Miserere.

Le lac se brouille et les rochers tombent de la falaise, la fuite des temps parvient à sa croisée. Il enterre vite ses amours dans le sable, il espère les retrouver plus tard, un souvenir qu’on enfouit au plus profond de soi pour qu’il explose de lui même dans le futur. Tout se fond : les citations, les évènements, ses propres mots. La frontière devient ténue et l’horizon s’écroule sur la ville. Les grandes vagues de Rouge viennent s’abattre sur le rivage, les roseaux Jaunes semblent murmurer à la lune Bleue la réponse des Arcanes. Je suis pris dans les lumières qui s’éteignent, et cette silhouette qui repart dans le Tartare. Eurydice doit elle encore m’échapper ? Goûte le Bleu, Vis le Jaune, Dilue le Rouge. Délecte moi des couleurs et allonge toi sur le violon languissant - Miserere.

 Ni Ciel ni Terre dans ma tête, j’ai 20 ans ou 1000 ans, quelle importance. 

Le Frisson... Oh ? Le Frisson ne vient pas ?


( Edition I - D'après Promised Plan, Yuki Kajiura )

vendredi 4 avril 2008





Elle était là, sa beauté étouffée par la part du feu.
La conscience, seul endroit, rendez vous brumeux;
La nuit étreint mon désir, je transpire à grosses gouttes.
Que tu es belle, et pourtant
Pour Réalité si dure est elle;
Le fauteuil m'observe, le lapin fuit.

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La spirale de tes cheveux, la perte de mes sens

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Le son du mot, l'hymne du soupir, 
Le murmure de la phrase sacrée,
Donne moi la cerise et embrasse moi de tes
chuchotements.